Qu’est-ce que l’énergie grise ?

 

Par définition, l’énergie grise est l’ensemble des énergies nécessaires au cycle de vie d’un objet. Encore qualifiée d’énergie intrinsèque, indirecte ou cachée, elle commence à l’extraction de la matière première jusqu’au recyclage du produit final. Au milieu, viennent toutes les énergies qu’on consomme et dépense pour fabriquer le produit, l’emballer, le transporter, et même l’utiliser.

A l’inverse de l’énergie directe telle que le carburant ou l’électricité, il est difficile de la quantifier. Toutefois, on peut en faire une estimation qui amène au constat qu’elle est beaucoup plus élevée que celle dite directe. Sur l’écologie, cette entité invisible a un impact assez négatif d’où l’importance de la réduire. Faisons le point dans cet article pour mieux comprendre tout cela.

 

 

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Une entité cachée qui intervient presque partout

 

Comme indiqué précédemment, l’énergie grise renvoie à la quantité d’énergie nécessaire pour fabriquer un bien industriel. Le plus souvent, on la retrouve à toutes les étapes de production en entreprise (conception ; extraction ; transport ; transformation ; commercialisation ; utilisation ; et même pendant le recyclage). Comme pour l’énergie directe, elle peut être soit être renouvelable ou non. Selon ICEB, ces deux formes sont présentes dans chaque production industrielle à part inégale.

 

Une donnée essentielle pour déterminer l’impact écologique réel d’un produit

 

Si le calcul de l’énergie grise s’avère aussi important, c’est surtout pour des raisons environnementales. En effet, comme nous l’avons dit ci-dessus, plus la mise en œuvre d’un bien produit cette entité ; plus les dégâts de ce produit sur le système écologique sont importants.

Actuellement, les bâtiments représentent le secteur le plus énergivore et par ricochet le plus producteur d’énergie grise. De ce fait, c’est celui qui intéresse principalement les spécialistes qui s’impliquent dans les recherches dans ce domaine.

Si on prend le cas de la construction d’une maison par exemple, elle tient compte de l’énergie des matériaux et des équipements qui la composent. De plus, on peut ajouter celle engendrée lors du déplacement des matériaux ; du transport du personnel ; et même celle qui sera créée lors de la déconstruction.

Toujours dans l’exemple d’un bâtiment, l’énergie liée aux travaux d’entretien ; celle relative aux équipements (réfrigérateur, four...) ; celle liée aux travaux de réparation et de nettoyage… font toutes parties du calcul. Vous l’aurez compris, elle est une entité assez complexe à quantifier, mais qui est bien présente.

 

Les domaines qui produisent le plus de l’énergie grise

 

Tous les secteurs ne produisent pas la même quantité d’énergie invisible ! Comme nous l’avons mentionné précédemment, certains sont plus importants que d’autres. On peut par exemple citer, le secteur de la fabrication des appareils électriques et électroniques ; le secteur du bâtiment qu’on vient de mentionner...

Pour ce dernier, les constructeurs se focalisent davantage sur les matériaux naturels pour les travaux de construction. De même, on observe actuellement un penchant croissant pour les travaux d’isolation avec des outils naturels.

Pour rappel, l’usage des matériaux naturels n’exclut pas la production de l’énergie grise. Cependant, cela réduit considérablement à quantité créée. Le plus souvent, ces matériaux peuvent provenir des animaux (les plumes, la laine…) ; des minéraux (la pierre) ; ou encore des végétaux (la paille, le bois, le bambou...).

De même, une autre astuce des chercheurs pour réduire la production de cette entité néfaste est la préférence des circuits courts. Comme explication, cela crée moins d’énergie, ce qui est bénéfique pour l’environnement.

 

L’impact de l’énergie grise sur l’écologie

 

L’énergie grise a un impact négatif sur l’écologie d’une manière assez considérable. Surtout lorsqu’on a à faire à des produits qu’on fabrique à l’autre bout de la planète.

De même, plus on transformera le produit, plus sa fabrication produira de l’énergie invisible. En d’autres termes, plus le cycle d’un bien industriel est long, plus il s’avère dangereux pour l’environnement.

Le transport d’un bien accroît également l’impact sur l’environnement. Généralement, plus la distance de déplacement et longue, plus l’impact est important. On peut aussi parler du poids de l’objet transporté avec un principe de proportionnalité. En d’autres termes, plus c’est lourd, plus l’énergie est grande et plus l’impact négatif créé est important. Outre la distance et le poids, plusieurs autres facteurs peuvent intervenir dans le calcul de l’énergie grise liée au transport.

 

Ce qu’il faut retenir

 

C’est fini pour cet article ! Vous savez désormais ce qu’est l’énergie grise et surtout comment elle est produite. De même, vous êtes conscient de son impact sur l’écologie et les secteurs les plus impliqués. Pour finir, sachez que la quête d’une réduction de l’énergie grise doit être une tâche commune.

En d’autres termes, on doit tous s’impliquer pour protéger notre environnement et le rendre davantage sain. A votre niveau de particulier, vous pouvez déjà commencer par privilégier les solutions naturelles aux alternatives destructrices plus industrielles. Si vous êtes vous-même production industrielle, changer vos pratiques peut également être un moyen de protéger l’écologie.