Comment réduire sa consommation d’énergie à domicile ?

 

On ne se plaît jamais avec des factures élevées ! Alors, pourquoi ne pas les réduire simplement en changeant vos habitudes quotidiennes ? Si la raison de faire des économies n’est pas suffisante, sachez aussi qu’une consommation moindre est agréable pour l’environnement. En d’autres termes, plus vous consommerez moins, plus vous contribuez au bien être de notre planète. Voici des bonnes pratiques à considérer pour réduire votre consommation d’énergie et faire des économies tout en sauvant le monde.

 

 

Eteindre ou débrancher les appareils non utilisés ou en mode veille

 

Même s’il n’est pas en train de charger, un chargeur de téléphone branché, consomme l’énergie de manière inutile. Pareil pour tous les produits électriques en mode veille de part et d’autre votre maison. Ainsi, on a : le lecteur DVD, la télévision, les ordinateurs, les fours électriques, les enceintes connectées, en plus, le Wifi qui émet toute la journée et la nuit. Ces appareils ne vous servent à rien en votre absence ou quand vous dormez. Par conséquent, débranchez-les ! Faites la même action à chaque fois que vous n’en avez pas besoin. Ce qui vous permettra de faire des économies jusqu’à 10 % sur vos factures d’énergie.

 

Optimiser l’éclairage de chaque pièce

 

Vous n’avez pas besoin de reproduire chez vous les fastes du château de Versailles. Pour rappel, à cette époque, l’éclairage se faisait avec les bougies. Non seulement vous devez éteindre la lumière en quittant une pièce, mais aussi il faut prendre des ampoules basse consommation (les LED A++ sont les plus indiquées). De plus, optez pour un bon éclairage selon vos habitudes et la pièce. Ce qui est un point important pour la réduction de votre consommation électrique et pour l’amélioration de votre santé.

 

Activer les fonctions « éco » du lave-linge et du lave-vaisselle

 

La majorité des lave-vaisselles et lave-linge actuel possède une fonction « éco » dans leurs programmes. Ainsi, vous réduirez alors votre consommation en eau et en électricité tout en bénéficiant de la même efficacité que les modèles anciens. Le plus souvent la durée de lavage est plus prolongée. Toutefois, l’avantage c’est que vous n’avez aucune obligation à rester plantés là devant l’appareil.

 

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Faire la cuisine au top… et à l’économie

 

En cuisine, des gestes très simples chargés de bon sens vous feront faire des économies d’énergie. Ainsi, il faut : diminuer la puissance dès que l’eau est en ébullition, se servir des poêles et casseroles un peu plus larges que les plaques de cuisson, préférer les cuissons avec les cocottes-minute (plus efficace et rapide), couvrir les casseroles lors de la cuisson. En plus, choisir les appareils économes est aussi important. De ce fait, les plaques à induction ont une consommation de 20 à 25 % d’électricité en dessus contrairement aux autres plaques. 

 

Bichonner son congélateur et son réfrigérateur

 

Vos congélateurs et vos réfrigérateurs ont besoin de temps en temps d’un dégivrage ; vous leurs devez bien ça. Le givre peut très vite aboutir à une sur consommation d’énergie électrique. Or, il est facile de l’éviter ! Pensez également à faire un nettoyage de la grille à l’arrière de votre appareil, ce qui optimise son fonctionnement. De plus, lorsque vous effectuer votre plan de cuisine, pensez à disposer votre frigo ou votre congélateur le plus loin possible des sources de chaleur (plaques de cuisson, four, radiateur).

 

Chauffer son confort quand il faut et où il faut

 

Qu’il soit électrique ou non, le chauffage c’est en moyenne la consommation d’énergie dans la maison à 60%. Dans ce cas, une meilleure chauffe vous fera faire des économies substantielles. Ainsi, la baisse de température d’1°C aboutit à une réduction de sa facture à 7%. Règle de base : à chaque pièce sa température ! Par ailleurs on conseille 19°C dans les pièces à vivre comme la salle à manger et le salon. Et, 17°C dans les chambres inoccupées toute la journée. Un autre conseille, ouvrez grandement vos fenêtres une fois par jour durant quelques minutes (en interrompant le chauffage). Ce qui va aérer la maison et éliminer l’humidité. Par conséquent, le chauffage sera très efficace.

 

Améliorer l’isolation et la rénovation thermique de la maison

 

Avant même de commencer les grands travaux, vous pouvez déjà réduire des dispersions de température à travers de simples gestes. Ainsi, installer les rideaux entre les lieux de passage (entrées, portes couloirs), fermer les volets, mettre des boudins sur le seuil des fenêtres et des portes, calorifuger le ballon d’eau chaude. Ces différents gestes s’avèreront très efficaces, d’autant plus que ces travaux impliquent une grande consommation d’énergie. Aussi, si votre logement est une passoire thermique, pensez à effectuer des travaux de rénovation et à changer de chauffage par un système à hautes performances énergétiques, comme la chaudière à condensation ou la pompe à chaleur géothermique, par exemple.

 

Ce qu’il faut retenir

Aujourd’hui, le grand enjeu est de bien réussir une maitrise optimale de sa consommation en énergie. Pour cela, il faut bien choisir ses différents équipements. Ainsi, les appareils dits « peu énergivores » sont très adaptés. De plus, il faut savoir faire des entretiens efficaces pour une meilleure utilisation.

Qu’est-ce que l’énergie grise ?

 

Par définition, l’énergie grise est l’ensemble des énergies nécessaires au cycle de vie d’un objet. Encore qualifiée d’énergie intrinsèque, indirecte ou cachée, elle commence à l’extraction de la matière première jusqu’au recyclage du produit final. Au milieu, viennent toutes les énergies qu’on consomme et dépense pour fabriquer le produit, l’emballer, le transporter, et même l’utiliser.

A l’inverse de l’énergie directe telle que le carburant ou l’électricité, il est difficile de la quantifier. Toutefois, on peut en faire une estimation qui amène au constat qu’elle est beaucoup plus élevée que celle dite directe. Sur l’écologie, cette entité invisible a un impact assez négatif d’où l’importance de la réduire. Faisons le point dans cet article pour mieux comprendre tout cela.

 

 

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Une entité cachée qui intervient presque partout

 

Comme indiqué précédemment, l’énergie grise renvoie à la quantité d’énergie nécessaire pour fabriquer un bien industriel. Le plus souvent, on la retrouve à toutes les étapes de production en entreprise (conception ; extraction ; transport ; transformation ; commercialisation ; utilisation ; et même pendant le recyclage). Comme pour l’énergie directe, elle peut être soit être renouvelable ou non. Selon ICEB, ces deux formes sont présentes dans chaque production industrielle à part inégale.

 

Une donnée essentielle pour déterminer l’impact écologique réel d’un produit

 

Si le calcul de l’énergie grise s’avère aussi important, c’est surtout pour des raisons environnementales. En effet, comme nous l’avons dit ci-dessus, plus la mise en œuvre d’un bien produit cette entité ; plus les dégâts de ce produit sur le système écologique sont importants.

Actuellement, les bâtiments représentent le secteur le plus énergivore et par ricochet le plus producteur d’énergie grise. De ce fait, c’est celui qui intéresse principalement les spécialistes qui s’impliquent dans les recherches dans ce domaine.

Si on prend le cas de la construction d’une maison par exemple, elle tient compte de l’énergie des matériaux et des équipements qui la composent. De plus, on peut ajouter celle engendrée lors du déplacement des matériaux ; du transport du personnel ; et même celle qui sera créée lors de la déconstruction.

Toujours dans l’exemple d’un bâtiment, l’énergie liée aux travaux d’entretien ; celle relative aux équipements (réfrigérateur, four...) ; celle liée aux travaux de réparation et de nettoyage… font toutes parties du calcul. Vous l’aurez compris, elle est une entité assez complexe à quantifier, mais qui est bien présente.

 

Les domaines qui produisent le plus de l’énergie grise

 

Tous les secteurs ne produisent pas la même quantité d’énergie invisible ! Comme nous l’avons mentionné précédemment, certains sont plus importants que d’autres. On peut par exemple citer, le secteur de la fabrication des appareils électriques et électroniques ; le secteur du bâtiment qu’on vient de mentionner...

Pour ce dernier, les constructeurs se focalisent davantage sur les matériaux naturels pour les travaux de construction. De même, on observe actuellement un penchant croissant pour les travaux d’isolation avec des outils naturels.

Pour rappel, l’usage des matériaux naturels n’exclut pas la production de l’énergie grise. Cependant, cela réduit considérablement à quantité créée. Le plus souvent, ces matériaux peuvent provenir des animaux (les plumes, la laine…) ; des minéraux (la pierre) ; ou encore des végétaux (la paille, le bois, le bambou...).

De même, une autre astuce des chercheurs pour réduire la production de cette entité néfaste est la préférence des circuits courts. Comme explication, cela crée moins d’énergie, ce qui est bénéfique pour l’environnement.

 

L’impact de l’énergie grise sur l’écologie

 

L’énergie grise a un impact négatif sur l’écologie d’une manière assez considérable. Surtout lorsqu’on a à faire à des produits qu’on fabrique à l’autre bout de la planète.

De même, plus on transformera le produit, plus sa fabrication produira de l’énergie invisible. En d’autres termes, plus le cycle d’un bien industriel est long, plus il s’avère dangereux pour l’environnement.

Le transport d’un bien accroît également l’impact sur l’environnement. Généralement, plus la distance de déplacement et longue, plus l’impact est important. On peut aussi parler du poids de l’objet transporté avec un principe de proportionnalité. En d’autres termes, plus c’est lourd, plus l’énergie est grande et plus l’impact négatif créé est important. Outre la distance et le poids, plusieurs autres facteurs peuvent intervenir dans le calcul de l’énergie grise liée au transport.

 

Ce qu’il faut retenir

 

C’est fini pour cet article ! Vous savez désormais ce qu’est l’énergie grise et surtout comment elle est produite. De même, vous êtes conscient de son impact sur l’écologie et les secteurs les plus impliqués. Pour finir, sachez que la quête d’une réduction de l’énergie grise doit être une tâche commune.

En d’autres termes, on doit tous s’impliquer pour protéger notre environnement et le rendre davantage sain. A votre niveau de particulier, vous pouvez déjà commencer par privilégier les solutions naturelles aux alternatives destructrices plus industrielles. Si vous êtes vous-même production industrielle, changer vos pratiques peut également être un moyen de protéger l’écologie.

Les avantages de la maison bois

 

Le bois, véritable pompe du dioxyde de carbone, est un allié de la lutte contre les changements climatiques. C’est un matériau recyclable, doté d’une durabilité exceptionnelle.

À condition de choisir des essences légales, naturellement résistantes aux insectes ou champignons, et non imbibées de pesticides. Il est utilisé dans la mise en œuvre (charpente, ossature, cloisonnement…) de plus en plus de maisons en France.

Le bois est vanté pour ses prouesses à plusieurs niveaux en matière de construction et est un excellent habitat écologique. Zoom sur les avantages d’une maison en bois.

 

 

Une structure facile à entretenir

L’entretien d’une maison en bois est plus facile que celle en béton. Rassurez-vous au préalable qu’elle soit équipée de gouttières pour empêcher que les eaux pluviales ne se déversent sur les façades.

Pour une maison en bois exotique par exemple, aucun entretien n’est nécessaire. Quant aux autres essences comme le pin Douglas, le mélèze, les feuillus, vous n’aurez besoin que de la lasure à appliquer et renouveler tous les 5 ans.

En ce qui concerne l’éclat et la teinte originelle du bois, pas d’inquiétudes. Une huile de lin additionnée à une essence de térébenthine, appliquée une à deux fois par an fera l’affaire.

 

Une maison garantissant une bonne isolation thermique et phonique

Le bois respire. Il isole 15 fois mieux que le béton ordinaire ; sa faible inertie favorise la stabilisation de la température de l’intérieur de la maison. Une maison en bois est dépourvue de ponts thermiques (conséquence d’une interruption dans l’isolation thermique). Vous êtes donc à l’abri de ces éléments qui engendrent la perte de chaleur.

Le bois est aussi un bon isolant phonique, car il amortit et absorbe les ondes sonores. Cette capacité d’absorption sonore est renforcée lorsque le bois est entièrement fabriqué en ossature et associé aux parements qui le rendent élastique.

 

Une maison écologique, légère et durable

Le bois est un matériau naturel, issu de l’eau, l’air et le soleil. Il a le meilleur bilan carbone parmi les composantes de construction car pour 1 m3 de bois par exemple, 500 kg de dioxyde de carbone sont déversés en moins dans la nature. Le bois est perméable aux rayons cosmiques et telluriques qui contribuent à la santé de l’Homme. Il offre donc un cadre de vie sain.

Au minimum 6 fois plus léger que le béton, le bois permet de réaliser des économies sur la pose des fondations. Grâce à sa grande capacité de flexion, le bois permet d’installer une maison sur tous les types de terrains que ce soit ceux instables, en pente ou même dans les zones sismiques où elles sont adaptées.

Le bois fait l’objet d’une longévité imbattable comme en témoignent les maisons en Alsace et en Normandie.

 

Une structure parée aux incendies

Contrairement à ce qu’on peut penser le bois offre une bonne stabilité au feu. Il est d’une combustion lente et très contrôlable. Tenez par exemple, les portes coupe-feu sont faits en bois !

La lenteur de sa combustion lui permet de conserver ses propriétés mécaniques plus longtemps que d’autres matériaux de construction, ce qui laisse plus de temps aux pompiers, en cas d’incendie, d’intervenir et rester un plus longtemps sur le lieu du sinistre. Il est aussi à noter qu’en cas d’incendie, la maison en bois dégage peu de gaz toxique.

 

Une maison offrant des multiples possibilités décoratives

La maison en bois vous donne l’opportunité d’y réaliser tous les styles architecturaux, toutes les formes et de toutes les dimensions. Vous pouvez ainsi décider de concevoir de grandes portes, des baies vitrées pour profiter des beaux paysages étant chez vous. L’utilisation de panneaux de plâtre en doublage offre de multiples possibilités de décoration : papier peint, peinture, carrelage…

 

Une maison solide

À l’opposé de celle en pierre ou du parpaing traditionnel, une maison en bois est à l’abri des fissures et des affaissements. Elle résiste au temps et aux conditions de climat (neige, grand froid, vent, canicule).

 

Une maison rapide à monter

Se construire une maison en bois ne prend pas beaucoup de temps. Les murs complets sont préfabriqués en usine puis livrés sur le chantier. À partir de ce moment, des engins de levage, en 2 jours de travail effectif, dressent les murs. Et puis, en 7 ou 8 jours au maximum, les planchers et la charpente de la maison sont montés question de la mettre à l’abri des intempéries.

Sa structure (les membrures panneaux) permet d’avoir des murs plus fins que ceux en parpaings, ce qui laisse l’espace pour des grandes ouvertures. Sans oublier qu’au bout du compte se trouvent deux grands avantages :

  • primo, la maison dispose d’une grande surface habitable et davantage de vue,
  • secundo des agrandissements sont plus faciles à réaliser.

À tout moment de nouvelles extensions ou transformations peuvent être décidées.

La construction de la maison en bois est non seulement rapide mais réduit les coûts au niveau de la main d’œuvre requise. Du montage à la charpente par exemple, l’équipe est réduite : 3 ou 4 personnes suffisent largement.

Quels sont les différents types de pompe à chaleur ?

 

À l’heure actuelle, le coût de l’énergie occupe une énorme place dans les ménages. Nombreux sont ceux qui se mettent à la quête des moyens leur permettant de faire des économies, ou dans une optique d'habitat écologique.

Si vous en faites partie, nous avons une bonne nouvelle à vous annoncer : vous pouvez utiliser une pompe à chaleur. Cet équipement va vous permettre de bénéficier de plusieurs avantages.

Mais avant d’aller plus loin, découvrons ce qu’est une pompe à chaleur.

 

 

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

Une pompe à chaleur est un dispositif utilisé pour capter l’air de l’extérieur et de la diffuser dans le logement sous forme de froid ou de chaleur. Cet appareil est devenu incontournable parce qu’il permet de réaliser de belles économies d’énergie tout en bénéficiant de certaines aides et subventions de l’État. Il est aujourd'hui considéré comme un des meilleurs système de chauffage existant. On distingue trois catégories de pompe à chaleur à savoir :

  • la pompe à chaleur aérothermique,
  • la pompe à chaleur géothermique
  • et la pompe à chaleur hydrothermique.

 

La pompe à chaleur aérothermique

La pompe à chaleur aérothermie puise de l’énergie dans l’air extérieur et la restitue dans la maison sous forme d’air chaud ou froid en fonction de la saison. On distingue deux types de pompe à chaleur aérothermique à savoir :

  • La pompe à chaleur air-air: elle transforme les calories captées à l’extérieur en air chaud qu’elle diffuse au sein des pièces à chauffer. Il faut savoir que la pompe à chaleur air-air peut être réversible c’est-à-dire qu’elle peut être utilisée aussi bien en été qu’en hiver pour produire la chaleur et la fraîcheur afin de vous aider à mieux vivre ces saisons.
  • La pompe à chaleur air-eau: elle est utilisée pour chauffer l’eau sanitaire dans une maison. Elle fonctionne de la même façon que la pompe à chaleur air-air à la seule différence que l’énergie transformée va permettre de chauffer l’eau du logement.

La pompe à chaleur aérothermique est un dispositif de chauffage qui va vous permettre de faire des économies d’énergie et de réduire votre facture de chauffage. Ce dispositif est d’ailleurs soumis aux aides de l’État notamment le crédit d’impôt à taux de 30 %. Contrairement à une chaudière biomasse ou un poêle à bois, elle fonctionne aux énergies renouvelables : pas besoin de l'alimenter !

 

La pompe à chaleur géothermique

Alors que la pompe à chaleur aérothermique capte l’énergie de l’air, la pompe à chaleur géothermique capte l’énergie présente dans le sol. Cette énergie est prélevée grâce à des capteurs souterrains puis sont transmis dans le logement au travers de la pompe à chaleur.

Dans son fonctionnement, la pompe à chaleur géothermique est équipée d’un système de captage parcouru par un fluide caloporteur. C’est ce fluide qui va se charger de récupérer la chaleur du sol et de le transmettre à la pompe à chaleur.

La pompe à chaleur géothermique utilise trois types de captage de nappe phréatique : : le captage vertical au sol, le captage horizontal au sol et le captage vertical sur nappe phréatique.

  • Le captage vertical au sol: il est utilisé sur les petits terrains : ici, les capteurs sont enfouis dans le sol à une profondeur allant jusqu’à 100 m sous le sol. Ce système est d’une grande efficacité, car à une telle profondeur, les ondes sont moins sujettes aux changements de température.
  • Le captage horizontal au sol: cette solution est très populaire, car elle nécessite moins de travaux que la précédente. Ici, les capteurs doivent être enterrés à une profondeur de 0.6 à 1m20 de la surface sol.
  • Le captage vertical sur nappe phréatique: cette méthode est uniquement utilisée pour des maisons situées au-dessus d’une nappe phréatique. Les températures d’une nappe phréatique sont généralement comprises entre 8 et 12 °C ce qui explique la grande performance de cette technique.

 

La pompe à chaleur hydrothermique

Par définition, une pompe à chaleur hydrothermique est une pompe à chaleur qui puise de l’énergie dans une source d’eau pour produire la chaleur. Avec un coefficient de performance supérieure à 5, c’est la pompe à chaleur la plus performante de sa génération.

Elle fonctionne sur un même principe que la pompe à chaleur géothermique à la seule différence qu’elle puise ses calories dans les nappes phréatiques à l’aide des sondes. La pompe à chaleur hydrothermique comporte des avantages très intéressants :

  • Elle peut fonctionner en autonomie sans la présence d’un chauffage d’appoint dans le logement.
  • Elle est éligible à plusieurs aides et est un excellent allié écologique.

Le choix de votre pompe à chaleur va dépendre de votre situation géographique et de vos besoins. Si vous êtes par exemple dans une région où il fait très froid, la pompe à chaleur air-air ne vous sera d’aucune utilité.

 

Pompe à chaleur, solution intéressante pour tous.

À la fois écologique et économique, la pompe à chaleur est une solution intéressante pour les particuliers. Elle s’adapte aussi bien aux projets de construction qu’aux travaux de rénovations. De plus, elle vous permet de consommer moins d’énergie sans faire l’impasse sur votre confort quotidien. Peu importe votre choix de pompe à chaleur, votre bien-être sera assuré.

L'hydrogène : l'énergie du futur

 

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) avait lancé, il y a quelques années, quatre Appels à Manifestations d’Intérêt (AMI) parmi lesquels figure la promotion de l’Hydrogène et de la pile à combustible. Cet appel démontre que les « Pouvoirs Publics de notre Pays prennent enfin conscience de l’importance capitale de ce vecteur d’énergie pour l’avenir de notre Pays », affirmait René Trégouët, ancien sénateur français honoraire dans un article sur RTflash. Plusieurs grandes entreprises y avaient participé : Areva, Air Liquide, CEA, l’association AFHYPAC.

Le développement de l’énergie à base d’hydrogène relève de la progressive prise de confiance des autorités scientifiques puis publiques pour cette énergie plus propre. L’opinion générale, autrefois encore sceptique face à un gaz potentiellement dangereux - l’hydrogène est un gaz explosif – a basculé vers un sentiment plutôt positif et optimiste. Car pourtant, « si l’on met le feu à une voiture à hydrogène, elle n’explosera pas, contrairement à celle à essence : l’hydrogène s’échappe, formant une flamme incolore, verticale et non rayonnante », assurait un ingénieur.

 

 

Une fabrication rentable et verte

Il y a plusieurs procédés de production de l’Hydrogène : le vaporeformage, à partir d’hydrocarbures, et l’électrolyse de l’eau. La première technique, la plus répandue, a l’inconvénient de produire du CO2, et la seconde nécessite quant à elle de grandes quantités d’électricité mais affiche un très bon rendement. Pour le mieux, il faudrait que l’hydrogène soit produit à partir d’énergies renouvelables. Une solution serait de le fabriquer à partir de biogaz obtenu par fermentation de biomasse ou de créer l’électricité nécessaire à l’hydrolyse à partir de force éolienne, hydraulique et photovoltaïque.

Son stockage sous forme solide est plus sûr et moins coûteux. Cette forme de conservation est bien développée chez Mc Phy Energy, une startup française, qui sait stocker l’hydrogène sous forme de fines galettes d’hydrures de magnésium solides.

René Trégouët estime qu’ainsi les producteurs seront de plus en plus petits : l’énergie solaire ou éolienne permettra à un particulier de fabriquer et stocker de l’hydrogène sous forme non dangereuse. La plaque d’hydrogène pourrait autoalimenter une pile à combustible. « Le particulier ainsi équipé disposera, au moment où il le voudra, de toute l’électricité dont il aura besoin pour s’éclairer, pour se chauffer, pour faire tourner tous les matériels fonctionnant à l’électricité » conclut le sénateur.

Cette énergie transportable pourrait, sous la forme d’1mx30cmx30cm, « répondre à la consommation journalière d’un ménage », souligne Daniel Clément, directeur scientifique adjoint à l’ADEME. A ces avantages s’ajoute son indépendance des réseaux d’énergie existants. D’autant que le rendement de la pile à hydrogène est bon : entre 45 et 60 % ; ceci est mieux qu’un moteur classique.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

On fait peu d’usages de l’hydrogène dans l’industrie française. La cause revient à une réglementation française dans ces domaines beaucoup plus restrictive que celle des pays concurrents (Japon, Corée, Allemagne, Pays scandinaves, USA) et au ridicule des incitations fiscales proposées pour développer ces secteurs stratégiques (au niveau des PME et des particuliers).

Pourtant, l’année 2020 marque un tournant de la transition énergétique et de l’utilisation de l’hydrogène dans nos sociétés. Le 9 septembre 2020, Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et Barbare Pompili, ministre de la Transition écologique, ont présente la stratégie française pour le développement d’un vaste plan de production d’hydrogène décarboné sur le territoire national.

Concrètement, 7 milliards d’euros d’ici 2030 seront mis sur la table pour accélérer la transition écologique et créer une filière industrielle dédiée à l’hydrogène, énergie propre qui pourra être utilisée dans la plupart des secteurs, et contribuer aussi à construire la ville de demain, mais aussi au sujet qui nous intéresse particulièrement, à contribuer à un secteur immobilier plus écologique.

 

De l’énergie hydrogène pour quoi faire ? Peut-on souhaiter déjà longue vie à la voiture à hydrogène ?

Les avancées technologiques du secteur automobile sont saisissantes. Les voitures construites, plus légères que leurs homologues, s’adaptent à tout type de climat, sont de plus en plus autonomes et leur plein se fait en quelques minutes. Ainsi, pour les grands trajets, ils surclassent les modèles électriques, qui sont davantage adaptés aux déplacements en ville et nécessitent plusieurs heures de recharge. Ils dépassent de loin les possibilités permises par les biocarburants.

Mercedes en tête avec la classe B F-Cell. Ces trois voitures avaient déjà parcouru en 2011 un tour de la Terre de 90 000 km à elles seules pour prouver leur autonomie. Audi suit la même orientation avec la Q5 HFC (Hybrid Fuel Cell) : son automobile a participé à un rallye de 300 km sans refaire un seul plein. Toyota promet des berlines à l’hydrogène mais seulement là où les infrastructures adéquates sont et seront disponibles.

Face à la hausse des prix du combustible fossile, les consommateurs préfèrent investir dans des modèles utilisant des options plus abordables. Nombreux attendent d’ailleurs un véhicule à émission zéro. Quoiqu’il en soit, les consommateurs n’achèteront pas le véhicule s’ils n’ont pas accès au carburant requis. C’est là tout le défi du plan hydrogène français de 2020, créer une filière industrielle suffisamment solide pour produire en quantité industrielle de l’hydrogène. Et seules la demande, la volonté politique et la disponibilité des véhicules à hydrogène ainsi que du carburant animeront le développement et des automobiles et les routes qui les accueilleront. Pour exemple, en 2007, le Canada et les États-Unis ont convenu de créer une « autoroute verte », un réseau de 200 stations de ravitaillement en hydrogène entre la Colombie-Britannique et la Californie.