Que faire avant de signer un contrat de construction ?

 

Toute personne qui construit une nouvelle maison doit signer un contrat et, bien que le constructeur dise que c'est de la paperasserie standard, pour la plupart des gens, c'est tout sauf ça. 

Les contrats de construction sont rédigés par des experts habitués à la terminologie du bâtiment et aux pratiques commerciales. Et il est probable que les personnes qui ont rédigé le document dont on vous parle sont là pour vous protéger, étaient ou sont des constructeurs ou des professionnels du secteur. 

Les contrats sont une nécessité et offrent des solutions en cas de problème. Cependant, il ne faut jamais en signer un qu'après avoir demandé de bons conseils. Déchiffrer le jargon d'un contrat de construction peut être difficile mais ce sont là quelques-uns des points essentiels dont vous devez tenir compte lors de la signature d'un contrat de construction.

 

 

Les inclusions et les exclusions

Assurez-vous que les plans, le cahier des charges et tout autre document important pour vous figurent dans le contrat. La plupart des contrats comportent une clause d'exclusion stipulant que seuls les éléments couverts par le contrat seront pris en compte. 

Les modèles de vente et les accords visant à vous inciter à signer sont presque toujours laissés de côté (pour voir si vous en tenez compte), alors vérifiez deux ou trois fois que tout ce qui vous a été dit, ou sur lequel vous voulez vous appuyer, figure dans le document. Veillez à ce que le contrat contienne tous les éléments que le vendeur vous a promis.

 

Le prix et les sommes provisionnelles

Le contrat est-il à prix fixe ou permet-il des variations de prix ? Un constructeur raisonnable saura combien il faut prévoir pour couvrir les hausses de prix probables pendant le temps nécessaire à la construction de votre maison, et il l'aura inclus dans le coût. En vérifiant cela, on évite tout ajout tardif désagréable dû à une hausse de prix que le constructeur dit ne pas avoir prévue. Il y aura probablement des éléments appelés "sommes provisionnelles" dans le total final. Il s'agit de devis pour des travaux dont le coût réel est impossible à connaître à l'avance. 

Avant de signer, demandez à un professionnel si les sommes provisionnelles sont suffisantes. C'est une vieille ruse qui consiste à maintenir les montants provisoires à un niveau bas pour attirer un client, pour découvrir ensuite qu'à mi-chemin de la construction, les coûts réels ont augmenté. 

Il est alors trop tard pour argumenter. L'idéal est d'exclure tous les éléments provisoires et d'obtenir à l'avance des prix fixes aussi élevés que possible.

 

Les délais et les étapes de paiement

Il est peu probable que tout fonctionne comme sur des roulettes. Les chantiers le font rarement. Cela ne devrait cependant pas empêcher un constructeur raisonnable de convenir d'un calendrier avec vous. 

Si une date limite est essentielle pour vous, assurez-vous de vous mettre d'accord sur un calendrier avant de signer, en prévoyant un peu de temps libre pour couvrir le mauvais temps ou les retards indépendants de la volonté du constructeur. Ne signez jamais un contrat sans avoir convenu d'un calendrier. 

Les contrats de construction prévoient des paiements échelonnés, ce qui signifie que le paiement est effectué lorsque le constructeur atteint un certain point dans le processus. Ne comptez pas sur le constructeur pour vous dire quand ce point a été atteint. Désignez plutôt un professionnel indépendant qui examinera les travaux et confirmera que ce que vous payez en vaut la peine et respecte le code de la construction. 

Si un constructeur fait faillite et que vous avez trop payé à un moment donné, vous finirez par payer un constructeur de remplacement pour des travaux que vous avez déjà effectués. L'argent dépensé pour vérifier la qualité et l'avancement des travaux vaut chaque centime. 

 

Signez et contresignez

Vérifiez bien entendu que chaque page et chaque espace vide ont été correctement remplis ou que les lignes sont bien alignées, le cas échéant. Faites attester le contrat par un témoin approprié et paraphez chaque page et chaque document sur lesquels vous vous appuierez pour réaliser votre projet, et assurez-vous que le constructeur fait de même. 

La contre-signature signifie que les deux parties se sont entendues au moment de la signature, et que les allégations de manque de compréhension ou de responsabilité ne peuvent pas être utilisées plus tard.

La règle d'or du processus de signature de contrat est de vérifier deux fois et de signer une fois. Si vous n'êtes pas sûr d'une clause, ne signez pas avant d'être sûr à 100 % d'avoir garanti un maximum de certitude. 

Personne ne veut être obligé de faire respecter un contrat, mais si vous vous retrouvez dans un litige, vous serez reconnaissant d'avoir pris le temps de vous assurer que les choses tournent en votre faveur.

Pourquoi acheter une maison de ville ?

 

Il y a vingt ans, les maisons de ville appelées également maisons mitoyennes avaient la réputation d'être mal construites et situées souvent au mauvais endroit, mais au cours des dix dernières années, cette perception a été inversée.

Les maisons de ville font le bonheur des propriétaires. Mais si vous allez investir, la différence entre une maison de ville et une maison ordinaire n'est pas toujours évidente pour un œil non averti.

Si vous voulez acheter une maison mitoyenne, voici les raisons pour lesquelles vous devez opter pour ces types de maison.

 

 

Le retour des maisons de ville

Bien que la grande maison familiale soit toujours considérée comme la forme de vie idéale pour beaucoup, se loger en ville est redevenu plus populaire ces dernières années. Avec le développement des infrastructures urbaines, elle a même tendance à prendre le pas sur la maison familiale traditionnelle.

 

La proximité

Habiter dans une maison mitoyenne signifie généralement que vous êtes à une courte distance des centres de commerce pour aller faire les courses. Vous êtes également à proximité de l'université ou des écoles. Beaucoup de citadins peuvent également se passer de leur voiture, car les transports en commun autour de la maison sont très développés.

 

La performance énergétique

Elle est également intéressante pour sa performance énergétique. En effet, elle est mitoyenne à gauche et à droite de la maison suivante et sur plusieurs étages. Cela permet d'améliorer l'isolation globale du logement et vous fera faire des économies sur le système de chauffage. Dans le cas d'une rénovation, vous n'aurez pas non plus à isoler thermiquement les murs mitoyens, ce qui est une économie non négligeable sur le budget travaux.

 

L'esthétique

Acheter ce type d'habitation permet souvent de créer un bien atypique. Vous n'aurez pas du mal à personnaliser votre maison : que ce soit pour une maison d'architecte, un loft ou pour créer une ambiance de maison contemporaine avec une cuisine ouverte. Vous avez une diversité de possibilités et cela donne vie à des projets magnifiques.

 

La vue

Les promoteurs ont réagi en construisant de nouveaux appartements sur des petits terrains du centre-ville. Ces bâtiments de deux et trois niveaux ont permis de créer davantage de logements et leur élévation a apporté une lumière naturelle et une vue sur les toits dont manquaient les maisons plus anciennes.

 

La tendance actuelle

Les anciennes maisons sont proposées à un prix intéressant pour les jeunes couples qui entrent sur le marché. Paradoxalement, grâce à la hausse du marché, des générations plus âgées vendent leurs maisons familiales et commencent à acheter des appartements en ville.

Tout savoir sur l’habitat écologique

L’habitat écologique est à l’heure actuelle de plus en plus répandu. Plus responsable de l’environnement, moins coûteux en termes de dépenses énergétiques, l’habitat écologique se retrouve sous bien des dénominations : maison passive, BBC, maison durable ou encore maison éco-responsable. S’agit-il du même type d’habitations ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Dans ce guide, nous passerons en revue les différents types d’habitats écologiques et la façon pour vous d’accéder à l’un d’eux. Suivez le guide !

 

 

Qu’est-ce qu’un habitat écologique et en quoi est-ce utile ?

Une maison écologique est une maison qui a été imaginée et construite selon des processus respectueux de l’environnement, et à l’aide de matériaux qui le sont tout autant. La maison écologique ou durable s’intègre au mieux à son environnement attenant, elle ne le dégrade pas mais vient plutôt le compléter. Cela est sans conteste le premier avantage de la maison durable, un argument qui la différencie des maisons traditionnelles dans lesquelles l’orientation du terrain ou encore sa flore naturelle sont rarement pris en compte.

Une maison écologique, c’est également une maison qui n’émet que très peu d’émissions de gaz à effet de serre. Comment ? En étant avant tout composée de matériaux naturels et éco-responsables (pas de peinture chimique, par exemple). La maison durable est également fournie en équipements de chauffage ou encore d’eau ne nécessitant peu voire pas d’énergies fossiles. Les énergies renouvelables sont quant à elles les plus plébiscitées. Cela peut se traduire par la présence de panneaux solaires ou de chauffe-eaux solaires, d’éoliennes domestiques ou encore de pompes à chaleur géothermiques, captant les calories présentes dans le sol et les nappes phréatiques. En règle générale, les équipements et les matériaux constitutifs d’une maison écologique coûtent plus cher que les installations traditionnelles puisqu’elles offrent davantage de performance. Aussi, l’habitat écologique offre souvent une belle surface habitable, ceci pour pouvoir notamment intégrer l’ensemble des équipements nécessaires à son fonctionnement. L’un dans l’autre, cela explique le prix plutôt élevé des habitations écologiques à l’heure actuelle sur le marché.

Pourtant, si vous êtes intéressé à l’idée de faire l’acquisition de ce type de maison, cela ne doit pas vous décourager ! Il existe plusieurs manières de réduire les coûts, et vous pouvez tout à fait imaginer une maison plus petite, à hauteur de votre budget. Enfin, notons que la maison écologique est beaucoup moins onéreuse à l’usage. Votre maison est mieux isolée, mieux agencée. Vos besoins en énergie sont réduits et vous consommez donc moins d’énergie fossile. En dépendant moins des réseaux publics, il vous est possible de réduire drastiquement votre facture énergétique annuelle et donc de réaliser des économies d’énergie que l’on pourrait qualifier de substantielles sur le long terme.

 

Bon à savoir : le côté éthique de l’habitat écologique

La maison écologique est également une maison éthique, la plupart du temps. Elle doit être construite au maximum par des acteurs de votre département et faire intervenir de la main d’œuvre locale qualifiée, dans le but de permettre de consolider le marché économique qui y est présent mais également de créer du lien social. Pour faire construire une maison écologique, il vaut mieux se rapprocher d’artisans ou d’entreprises locales étant certifiées RGE (Reconnues Garantes de l’Environnement). Cela prouve qu’au moins l’un de leurs employés est formé aux travaux de rénovation énergétique et connaît de ce fait l’empreinte carbone des matériaux et équipements constitutifs de l’habitation. Votre chantier sera entre de bonnes mains !

 

Les différents types d’habitats écologiques

Est-ce qu’une maison disposant de panneaux solaires peut être qualifiée d’habitat écologique ? Toutes les maisons neuves aux dernières normes sont-elles d’emblée des maisons écologiques ? Un appartement peut-il également être qualifié d’habitat durable ? Autant de questions que vous vous posez sans doute si vous n’êtes que peu familier avec ce concept. Nous y répondons pour vous, en dressant la liste de quelques habitations que l’on peut qualifier de durables ou “vertes”.

La maison passive, d’abord (ou maison BBC - Bâtiment Basse Consommation) peut être qualifiée de maison écologique. Son but premier ? Générer le moins d’émissions de gaz à effet de serre en étant le plus économe en énergie. Ici, les équipements à base d’énergies renouvelables sont à l’honneur. En revanche, les matériaux constitutifs du logement ne sont pas forcément tous écologiques. L’enjeu est l’atteinte de la meilleure performance possible. Les maisons (ou appartements) BBC sont aujourd’hui la norme en matière de construction. Ils répondent à la RT (Réglementation thermique) 2012 et confèrent un très bon confort de vie à l’usage. Ils sont également particulièrement bien isolés thermiquement, pour minimiser les besoins énergétiques du foyer.

La maison autonome, ensuite, est sans conteste la championne des maisons écologiques. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle produit sa propre énergie du fait d’équipements de qualité. Elle ne dépend donc pas du tout des réseaux publics, et ses émissions de gaz à effet de serre sont inexistantes ou presque. Pour atteindre de telles performances, il est nécessaire que tous les éléments constitutifs de la maison soient écologiques. Ce type d’habitat est donc beaucoup plus onéreux mais également beaucoup plus “vert” que la maison passive, actuellement la norme.

La maison écologique peut être bâtie de façon traditionnelle ou bien être construite en kit, autrement dit être composée de blocs écologiques pré assemblés en usine et livrés sur le chantier. Pour réduire les coûts, il s’agit de la solution idéale ! Vous devrez en revanche mettre davantage la main à la pâte.

 

Quels sont les matériaux et les équipements constitutifs d’une maison écologique ?

Comme dit précédemment, les matériaux et équipements constitutifs d’une maison durable sont garants du caractère éco-responsable de ladite habitation.

Les matériaux écologiques d’une maison verte

Construire de façon éco-responsable, c’est utiliser des matériaux dont l’énergie grise est réduite.

 

Qu’est-ce que l’énergie grise ?

Il s’agit tout simplement de la quantité d’énergie nécessaire au matériau durant tout son cycle de vie. Chaque étape nécessite effectivement plus ou moins d’énergie. L’extraction du matériau et son transport depuis sa localisation d’origine utilisent potentiellement de l’eau, de l’électricité et du carburant pour ce qui est de l’acheminement. La transformation en usine constitue également une étape particulièrement énergivore. Enfin, la pose, l’usage et le recyclage du matériau entrent aussi dans les étapes de vie citées. En matière d’empreinte carbone, une seule règle : plus il y a d’énergie consommée, plus le matériau est impactant sur son environnement. Et dans le cadre de la construction d’un habitat écologique, c’est justement ce que l’on souhaite éviter.

 

Choisir les bons matériaux : comment ça se passe ?

Bien entendu, il n’est pas pour autant évident de quantifier l’énergie grise d’un matériau ! Pour faire le bon choix, vous devrez vous laissez guider par le professionnel auquel vous ferez appel lors de la construction. En revanche si vous souhaitez faire vos propres choix de matériaux, voici les questions que vous devrez vous poser :

  • Le matériau en lui-même est-il de provenance naturelle ou a –t-il été créé chimiquement ?
  • A-t-il été particulièrement transformé en usine ? Compte-t-il beaucoup d’adjuvants et de liants ? Ces composés sont souvent ajoutés aux matériaux naturels utilisés pour la construction ou l’isolation d’une habitation pour conférer au matériau final élasticité, robustesse ou encore étanchéité. Or, même si le matériau d’origine est naturel, ces composés additionnels peuvent être néfastes pour la santé et pour l’environnement !
  • Son extraction contribue-t-elle à appauvrir son milieu environnant ?
  • Le matériau est-il acheminé depuis votre département, depuis la France ou provient-il d’ailleurs ? Notons qu’il est souvent préférable d’utiliser un matériau transformé mais de provenance locale plutôt que de miser sur l’équation inverse.

Quelques matériaux écologiques ou “éco-responsables” phares

Comme dit précédemment en matière d’habitat écologique, les matériaux doivent être produits en majorité localement, et être naturels. Un grand nombre de matériaux font très bien l’affaire et sont, contre toute attente, très bien connus du grand public ! Il s’agit du bois, notamment, des briques de terre cuite ou de terre crue, de la paille... Pour ce qui est de l’isolation, les éco-matériaux les plus courants sont les laines végétales telles que la laine de lin, la laine de chanvre ou encore la ouate de cellulose ou la fibre de bois.

Le chanvre, tout comme le bois, est particulièrement utilisé en écoconstruction : abordable, sa robustesse n’est plus à prouver ! Son utilisation dans tous types de secteurs remonte à plusieurs milliers d’années déjà. L’autre avantage du chanvre, c’est qu’il pousse presque sans demander d’entretien ni d’eau. La plante est également naturellement résistante contre les nuisibles : nul besoin donc, de pesticides !

Si l’on reprend maintenant l’exemple du bois, celui-ci est utilisé également pour ses qualités physiques notamment en Amérique, en Asie et en Europe du Nord. Le bois serait en moyenne 15 fois plus isolant que le béton traditionnel ! En France, les maisons à ossature bois (ou à dominante de bois) sont présentes à environ 15% seulement. Un pourcentage qui tend toutefois à augmenter en même temps que la sensibilisation de la population aux problématiques environnementales. Le bois détient également des avantages en termes d’esthétique et de confort. Attention : le bois est naturel, mais pour un impact écologique moindre, celui-ci doit préférablement provenir de forêts gérées durablement et détenir le label PEFC. Une forêt gérée durablement, c’est une forêt dans laquelle un arbre est planté chaque fois qu’un arbre est taillé. De ce fait, le bilan carbone de l’extraction est nul. Pensez-y ! C’est important.

Soulignons qu’en matière de bois, il existe également le parpaing en bois, 100% naturel et tout aussi résistant que les parpaings traditionnels (voire davantage).

Qu’en est-il de la paille ? Nous direz-vous. Est-il vraiment possible de construire une maison en paille ? Contre toute attente, la réponse est oui. Les murs comblés de paille doivent toutefois être maintenus par une ossature en bois, par exemple. Très isolante, la paille une fois bien compactée en bottes n’est pas plus inflammable que la brique, et est surtout très résistante ! Autre argument à mettre dans la balance : la paille compte parmi les matériaux les plus abordables du marché. Il serait donc dommage de balayer cette possibilité...

 

Les différents équipements d’un habitat écologique

Une maison éco-construite, c’est bien. Mais pour être réellement écologique, ladite maison doit également disposer d’équipements économes en énergie ceci pour réduire de façon significative l’empreinte carbone du logement sur le long terme. Ci-dessous, nous avons dressé la liste de quelques équipements souvent inclus dans un habitat écologique.

  • Le chauffe-eau solaire. Cet équipement est une petite merveille de technologie en cela qu’il tire sa puissance des calories présentes dans les rayons du soleil. Celui-ci doit donc être relié à des panneaux solaires sur-toiture (entre 3 et 5 m² sont la plupart du temps nécessaires). Une fois l’énergie accumulée, celle-ci est transformée à la fois en électricité par les panneaux solaires et en eau chaude sanitaire. L’énergie est transportée pour cela via un fluide caloporteur. Bien souvent, le chauffe-eau solaire permet de répondre entre 50% et 60% aux besoins de l’ensemble du foyer. Autrement dit, vous êtes susceptible de diviser par 2 environ votre facture d’eau ! Côté prix d’acquisition, il vous faudra généralement compter entre 5 000 et 7 000 € HT. Un prix toutefois rapidement rentabilisé du fait des économies d’énergie que vous générerez.
  • Le poêle à pellets à inertie. Les pellets, ce sont de petits copeaux faits de chutes de bois recueillies et agrégées. Ce combustible compte parmi les plus écologiques et les plus économiques du marché ! Il a également un meilleur pouvoir de combustion que le bois bûche puisque son taux d’humidité est inférieur à 8%, et contribue à des fumées moins néfastes pour l’environnement. Nulle surprise donc, que le poêle à pellet à inertie compte parmi les équipements phares de l’habitat écologique, quel que soit sa nature. Le poêle à pellets est un poêle somme toute classique, qui fonctionne à base de biomasse. Il est le plus souvent installé dans une pièce de vie (salon, salle à manger, cuisine) et transmet la chaleur générée aux étages supérieurs via des conduits dédiés à cela. Pour ce qui est du type de chaleur, celle d’un poêle à pellets est relativement forte et homogène. Le confort thermique l’habitation est ainsi assuré. Notons que dans le cas d’un poêle à pellets à inertie, cette chaleur est accumulée par la structure, pour être diffusée en continu même lorsque le poêle est éteint ! Cette restitution peut s’effectuer jusqu’à 12 heures après extinction, sur les appareils les plus performants. C’est le must en matière d’écologie ! Pensez notamment à vous fournir en pellets
  • La pompe à chaleur aérothermique ou géothermique. La pompe à chaleur est un équipement particulièrement répandu à l’heure actuelle. Ecologique et au prix relativement abordable (pour les modèles aérothermiques), la pompe à chaleur permet de combler une grande partie des besoins en chauffage du foyer. Pour cela, nul besoin d’utiliser les énergies fossiles mais plutôt les énergies renouvelables : air, eau. Il existe plusieurs types de pompes à chaleur, adaptables en fonction de vos besoins et de la configuration de votre habitation écologique.
  • La pompe à chaleur aérothermique (air – air). Installée en module extérieur et reliée à l’intérieur dans chaque pièce par des bouches d’aération, la PAC air – air contribue à assurer les besoins en chauffage du foyer. Pour fonctionner, celle-ci utilise les calories présentes dans l’air extérieur (même si celui-ci est froid). Elle les achemine ensuite vers l’intérieur et les transforme en chaleur. En règle générale, comptez diminuer votre facture de chauffage par 3, grâce à l’installation d’une PAC air – air. C’est non négligeable ! Côté prix, il vous faudra débourser environ 1 500 à 3 000 € HT. Attention : l’inconvénient de la PAC air – air est qu’elle doit tout de même être couplée à un système de chauffage traditionnel, notamment lorsque les températures extérieures sont souvent très basses ou négatives (Nord de la France, par exemple).
  • La pompe à chaleur aérothermique (air – eau). Celle-ci fonctionne sur le même principe que la pompe à chaleur air – air, mais permet également de réchauffer l’eau chaude sanitaire de l’habitation : un double usage particulièrement avantageux sur le long terme. Les pompes à chaleur de type aérothermique s’installent en général très facilement. Il vous suffit de disposer d’un petit jardin ou d’une cour. Attention toutefois au bruit généré par la pompe, plus ou moins incommodant selon le modèle sélectionné. Enfin, notez que la PAC air – eau tout comme la PAC air – air doivent généralement être couplées à des émetteurs de chaleur douce (eux aussi respectueux de l’environnement) comme à un plancher chauffant, par exemple.
  • La pompe à chaleur géothermique. Cette pompe à chaleur est un peu différente en cela qu’elle utilise l’énergie présente dans le sol et dans les nappes phréatiques en profondeur. Ne dépendant pas de la qualité de l’air extérieur, la pompe à chaleur géothermique est plus performante que les PAC aérothermiques, plus chère également. Il existe deux types de pompes à chaleur géothermiques : la PAC géothermique à capteurs horizontaux (moins chère) et à capteurs verticaux (plus onéreuse). La première nécessite l’installation sous la surface du terrain (entre 0.5 et 3 mètres) de petits capteurs espacés de quelques mètres et ce, sur une grande partie (voire sur tout) du terrain. La PAC géothermique à capteurs verticaux nécessite quant à elle un forage à plusieurs dizaines de mètres de profondeur ! Plus performante encore, elle puise les calories nécessaires au chauffage de l’habitation dans les nappes phréatiques. Très fiable sur le long terme, elle est adaptée lorsque la superficie du terrain ne permet pas l’installation de capteurs horizontaux. Toutefois, elle fait souvent peur de par son prix : entre 15 000 € et 20 000 € en moyenne, là où la PAC à capteurs horizontaux coûte plutôt 9 000 € à 12 000 € HT. A vous de peser le pour et le contre !

 

 

 

D’autres équipements sont bien entendus caractéristiques de l’habitat écologique. Celui-ci dispose de récupérateurs d’eau de pluie, par exemple, ou encore de toilettes sèches, ceci pour réduire considérablement la consommation en eau du ménage. A défaut de tels équipements (ou en complément), il est possible d’installer aux robinets, à la chasse d’eau et dans la douche de petits équipements régulateurs permettant de diviser par deux l’eau utilisée.

Enfin, des systèmes spécifiques de traitement des déchets sont nécessaires pour construire un habitat écologique. Un compost complète bien entendu l’installation. Il est à noter que l’habitat écologique doit être éco-responsable non seulement de par sa construction mais aussi par son usage ! Le traitement des déchets doit ainsi être pris en compte au même titre que les autres problématiques, de chauffage ou d’électricité.

Pour finir, si vous débutez dans votre projet de maison écologique, il est nécessaire de vous faire accompagner par un professionnel. Celui-ci vous dirigera vers les équipements les plus adaptés, à la fois en termes de budget mais aussi de performances énergétiques et de réponse aux besoins de votre foyer. Si vous souhaitez opter pour construction éco-responsable mais n’avez pas le budget permettant l’installation d’équipements performants, vous pouvez aussi choisir des appareils de milieu de gamme, mais attention : repérez a minima la mention A ou A+ sur son étiquette énergétique.

A présent, vous en savez davantage sur l’habitat écologique et ses caractéristiques. Un tel logement coûte cher, à l’achat comme à la construction. Toutefois, il s’agit ici de faire un pari d’avenir et donc de voir au-delà la barrière du prix d’acquisition. Et si vous vous renseigniez à ce sujet dans les prochaines semaines ?

Comment contrôler de manière intelligente les coût de construction ?

 

Pour quiconque se lance dans une nouvelle construction ou une rénovation, le budget est probablement la priorité. Ce n'est un secret pour personne que des éléments coûteux pour l'extérieur d'une construction peuvent faire exploser les coûts en un instant, mais beaucoup de gens ont tendance à oublier que les aménagements et les finitions que vous choisissez pour l'intérieur peuvent aussi avoir un impact considérable sur le prix final. 

 

 

Heureusement, contrairement à l'extérieur d'un bâtiment, où il est difficile de modifier la taille et la forme une fois que celles-ci ont été déterminées, vous pouvez redéfinir les éléments intérieurs tout au long du processus de conception, ce qui vous permet d'économiser de l'argent où et quand vous en avez besoin. 

Voici, donc, les principaux aspects de la décoration intérieure dont vous devez tenir compte pour établir votre budget, et comment vous pouvez contrôler les coûts de manière intelligente.

 

Limitez le nombre de couleurs des murs

Contrairement à la peinture d'une pièce entière en une seule couleur, le coût des couleurs des murs peut vraiment s'additionner. En effet, le peintre doit intervenir chaque fois qu'une couleur en rencontre une autre, ce qui prend beaucoup de temps. Plus il y a de couleurs, plus le coût est élevé. Pour réduire les coûts, limitez le nombre de couleurs des murs que vous choisissez. 

Limitez également le nombre de murs à peindre d'une couleur donnée, car chaque fois qu'ils rencontrent une autre surface comme le plafond, les architraves ou les plinthes, le peintre doit peindre avec soin une ligne droite afin d'obtenir un contraste parfait. Non seulement vous serez facturé pour le temps de peinture supplémentaire, mais aussi pour le temps que le peintre met à s'arrêter, à laver les pinceaux et à recommencer avec une nouvelle couleur et de nouveaux pinceaux. 

 

Limitez le choix des carreaux 

Le choix de plusieurs carreaux différents pour les sols et les murs peut vraiment augmenter le coût de votre salle de bains, surtout si vous avez opté pour des carreaux de forme inhabituelle ou à motifs complexes. Le carreleur devra passer plus de temps à trouver le bon motif et le bon positionnement, et au lieu de vous facturer au mètre, il vous facturera un tarif horaire pour la pose des carreaux, ce qui s'additionne rapidement. Il y a également un risque de gaspillage, car certains carreaux doivent être coupés pour s'adapter à l'espace. Si l'on multiplie ce chiffre par plusieurs salles de bains, le coût peut rapidement exploser. 

 

Comment limiter le choix ?

Si vous aimez les carreaux à motifs, choisissez une forme simple, qui limitera le gaspillage et le temps de pose. Pensez également à donner ce traitement royal à une seule salle de bain de votre maison. 

En choisissant une forme et une couleur de carrelage unique pour les murs et le sol, vous donnerez à votre salle de bains un aspect luxueux, tout en réduisant le gaspillage et le coût. Utilisez le même carrelage dans toutes les zones humides de votre maison et vous pourrez bénéficier d'une remise sur la quantité, ce qui vous permettra d'économiser encore plus. 

La pierre naturelle, la céramique et la porcelaine sont les principaux matériaux de carrelage. Les carreaux de céramique vous donneront le même aspect que la pierre coûteuse, mais sont moins chers à l'achat et à la pose. 

 

Choisissez des tiroirs peu coûteux

Les tiroirs de cuisine offrent un excellent espace de rangement ; non seulement ils permettent de garder vos ustensiles de cuisine bien organisés, mais ils vous permettent aussi de voir le contenu d'un seul coup d'œil. Cependant, les tiroirs coûtent beaucoup plus cher que les placards de cuisine de base. Alors que les portes des armoires ont une charnière simple, les tiroirs nécessitent des coulisses de rallonge pour que vous puissiez les sortir, et celles-ci existent en différentes tailles et qualités. Plus il y a de tiroirs, plus le coût de votre cuisine est élevé. Si vous ne pouvez toujours pas vous passer de tiroirs mais que vous avez un budget limité, envisagez de placer des tiroirs à panier coulissant peu coûteux derrière les portes des placards. 

Si vous prévoyez d'installer beaucoup de tiroirs, réfléchissez bien au type de glissière d'extension. Les styles et les prix varient. Certains ont des fermetures souples et une extension complète, tandis que d'autres ne s'étendent qu'à moitié et ne ferment pas d'eux-mêmes. Le type de glissière que vous choisirez aura une incidence sur le coût final du tiroir.

 

Aménagez judicieusement le plan de travail

Il existe plusieurs matériaux différents pour les bancs, notamment la pierre naturelle, le Laminex et le bois. Mais le processus décisionnel et les implications en termes de coûts ne s'arrêtent pas là. Il faut également tenir compte du profil et de la taille.

Le choix d'appareils à installer par le haut plutôt que par le bas permettra de réduire les coûts de la cuisine. Dans les deux cas, le fournisseur de pierre doit percer un trou dans le plan de travail, mais dans le cas des appareils encastrés, il doit également polir les bords visibles du trou, ce qui augmente les coûts. 

 

Optez pour des interrupteurs et prises de courant standards

Ils sont devenus une véritable mode ces derniers temps, mais le choix d'interrupteurs et de prises de courant non standard peut augmenter considérablement le coût de votre construction. Et bien qu'il existe toutes sortes de styles sur le marché, de ceux qui s'allument à ceux qui sont sensibles au toucher, ils font tous essentiellement la même chose : allumer votre lumière et votre électricité. Votre électricien peut également vous facturer davantage pour l'installation d'un appareillage spécialisé, avec éventuellement des coûts de main-d'oeuvre supplémentaires pour découper un trou dans le mur si le câblage s'écarte de la normale. 

Optez pour des interrupteurs d'éclairage et d'alimentation bon marché pour les zones que l'on ne voit pas, comme les armoires. Gardez les interrupteurs plus coûteux et plus attrayants pour les zones visibles. 

 

Choisissez des matériaux courants, pour le plancher

Si vous aimez l'aspect des parquets en bois mais que vous souhaitez réduire les coûts, choisissez des matériaux courants et faciles à trouver, comme le frêne de l'époque victorienne ou un bois dur. Et lorsque vous établissez votre budget pour un parquet, n'oubliez pas que votre fournisseur vous fera un devis au mètre carré pour le bois, et que ce prix n'inclura ni la pose ni la teinture. 

Dans le cas d'un plancher en bois, vous devrez décider s'il faut le clouer en haut sur la sous-structure et laisser la cireuse boucher le trou et le poncer, ou le clouer secrètement en le fixant dans le support par la languette de la planche. Cette dernière option est invisible, mais coûte plus cher. Pour une alternative rentable au bois massif, envisagez le bois stratifié, qui comporte une fine couche de placage en bois sur un intercalaire en bois bon marché. Le stratifié est préfini, ce qui signifie qu'il est déjà teinté, verni et rapide à poser. Il est disponible dans une variété de matériaux à des prix abordables, ce qui vous permet d'avoir un produit de qualité à une fraction du coût de son équivalent massif. 

Lorsque vous achetez un parquet en bois laminé, demandez au fournisseur de préciser l'épaisseur du composant de placage. Certains placages n'ont que quelques millimètres d'épaisseur et, s'ils sont rayés, exposeront le bois bon marché qui se trouve en dessous. Les stratifiés avec un placage plus épais vous permettent de poncer le sol plusieurs fois si nécessaire, ce qui représente un meilleur investissement.